CATL — le premier fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques — va lever 5 milliards de dollars à Hong Kong en émettant 62,4 millions d'actions supplémentaires à 626,92 dollars de Hong Kong (80 dollars US) pièce, soit une décote d'environ 10 % sur le cours moyen des cinq dernières séances. L'action chinoise a bondi de 40 % depuis l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, les investisseurs misant sur une accélération de la demande de véhicules électriques et d'énergies renouvelables sous l'effet du choc pétrolier mondial.
Le placement secondaire augmentera le flottant de Hong Kong de 40 %. Mardi, l'action à Hong Kong a perdu 8 % et celle du continent 1,4 %. Cotée à Shenzhen depuis 2018, CATL avait ajouté l'an dernier une cotation à Hong Kong, levant plus de 5 milliards de dollars dans la deuxième plus grosse opération mondiale de 2025, mais le flottant H ne pesait encore que 3,7 % du total avant cette opération. Faute d'offre suffisante, les investisseurs étrangers privilégient les H shares, qui se traitent avec une prime sur les A shares du continent — un cas rare pour une entreprise chinoise. Brian Ho, analyste chez Bernstein, qualifie le timing de « très opportuniste ».
CATL annonce que les fonds serviront à la R&D et à « la construction de projets globaux dans les nouvelles énergies ». Le groupe possède déjà des usines de batteries en Hongrie et en Allemagne, et en construit une en Espagne avec Stellantis ; les fonds levés à Hong Kong échappent au contrôle des changes chinois et peuvent être déployés à l'international. Horace Tse, de CLSA, s'interroge néanmoins sur la nécessité de cette levée « alors qu'ils ont du cash en main ». Source : Financial Times, 28 avril 2026, William Sandlund.