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Le patron de MPS envisage de céder la participation de 7,4 Mds euros dans Generali pour financer une offre sur Banco BPM

— Résumé

Le directeur général de Monte dei Paschi di Siena (MPS), Luigi Lovaglio, envisage de céder la participation de 13 % dans l'assureur Generali, évaluée 7,4 milliards d'euros et acquise l'an dernier via la prise de contrôle de Mediobanca, pour financer une nouvelle tentative sur Banco BPM, selon cinq sources citées par le FT. L'opération raviverait le plan historique du gouvernement italien de combiner MPS et BPM en champion bancaire national, plan perturbé l'an dernier par l'offre d'UniCredit sur BPM, finalement bloquée par Rome. Après publication, MPS a démenti examiner la cession de Generali, se disant « entièrement concentré » sur l'intégration de Mediobanca.

Lovaglio a été réinstallé au poste de directeur général moins d'un mois après avoir été écarté par le conseil sortant de MPS sur fond de désaccords stratégiques — dont l'avenir de la participation Generali. Le gouvernement italien, qui conserve une petite participation dans MPS, s'est abstenu lors du vote, signalant qu'il ne s'opposait pas à son retour. Le gouvernement Meloni considère Generali comme un « actif stratégique national » — l'assureur est l'un des plus gros acheteurs italiens de dette souveraine — et s'était opposé l'an dernier à la coentreprise de gestion d'actifs entre Generali et le français Natixis, craignant que la gouvernance française n'affaiblisse le rôle de Generali sur les obligations italiennes.

Intesa Sanpaolo et UniCredit sont vus comme acquéreurs préférés pour la participation, mais les deux sont problématiques : UniCredit est engagé dans la bataille pour Commerzbank en Allemagne, et Intesa est déjà la première banque italienne et la première compagnie d'assurance-vie du pays (risque antitrust). Le directeur général d'Intesa a d'ailleurs écarté toute prise de participation « minoritaire ». Une alternative serait la distribution de la participation aux actionnaires MPS en dividende spécial. Pendant ce temps, Andrea Orcel, d'UniCredit, a constitué de son côté une participation proche de 9 % dans Generali. Source : Financial Times, 24 avril 2026, Silvia Sciorilli Borrelli.

— L'Avis de Delfineo

Plusieurs valeurs cotées sont en jeu. Generali (G.MI) subit un surplomb lié au débouclage potentiel de la participation, partiellement compensé par la montée parallèle d'Andrea Orcel proche de 9 %. UniCredit (UCG.MI) est tendu sur Commerzbank ; tout mouvement de champion italien ici re-tarifierait l'ensemble du secteur. Intesa Sanpaolo (ISP.MI) est contrainte par l'antitrust et a exclu les participations minoritaires. MPS elle-même bénéficierait si la transaction se cristallise à une prime pour financer BPM. L'alternative peu discutée — distribuer la participation Generali aux actionnaires MPS en dividende spécial — privatiserait de fait la position entre des milliers de mains et supprimerait totalement la dépendance à un acheteur unique.

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