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TNP : la France joue sa carte du « parapluie nucléaire avancé » à la conférence de New York

— Résumé

La 11e conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s'est ouverte ce 27 avril au siège de l'ONU à New York. Signé par 191 pays — dont l'Iran —, le TNP est entré en vigueur en 1970 et reste l'un des rares textes universels de maîtrise des armements encore debout, alors que les autres traités importants (New Start sur les têtes nucléaires entre les États-Unis et la Russie, FNI sur les missiles à portée intermédiaire) ont été dénoncés ou expirés.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé que « la France ne laissera pas cet édifice vaciller », alors que « jamais le risque de prolifération nucléaire n'a été aussi élevé ». La Chine a fait passer son arsenal de moins de 300 têtes il y a trois ans à entre 600 et 1 000 aujourd'hui, sans transparence ; la Russie multiplie les menaces nucléaires depuis sa guerre contre l'Ukraine ; les États dotés ont investi 100,2 milliards de dollars en 2024 pour moderniser leurs arsenaux selon ICAN. Les conférences précédentes (2015 et 2022) n'ont pas réussi à produire de déclaration commune et personne n'attend d'avancée à New York cette année.

Sur le terrain diplomatique, la France pousse son concept de « dissuasion nucléaire avancée » présenté par Emmanuel Macron à l'Île Longue le 2 mars : huit pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Grèce, Pays-Bas, Pologne, Suède, Royaume-Uni) sont en discussion intense avec Paris pour s'en rapprocher. L'Arabie saoudite, elle, a signé un pacte de défense avec le Pakistan, puissance nucléaire non signataire du TNP. Source : Les Echos, 27 avril 2026, Anne Bauer.

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