Transavia, la filiale à bas coûts du groupe Air France-KLM, va annuler une partie de ses vols prévus en mai et juin afin de contenir ses coûts face à la flambée du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué dimanche un porte-parole à l'AFP. Les annulations concernent « moins de 2 % du programme de vols » sur la période. Les clients touchés sont prévenus individuellement par SMS et e-mail, et bénéficient au choix d'un report sans frais, d'un avoir ou d'un remboursement intégral. Pour la majorité des vols supprimés, une solution de réacheminement est proposée dans les 24 heures.
Le contexte sectoriel est tendu. L'Europe importe normalement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe ; or, depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran fin février, le détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du brut mondial, est paralysé. À Bruxelles, le commissaire européen Dan Jorgensen estime que l'Union européenne « s'approche très rapidement » d'une crise d'approvisionnement, avec un été marqué par « des billets plus chers et des annulations ». L'IATA, l'organisation mondiale des compagnies aériennes, a appelé le 17 avril à coordonner un éventuel rationnement.
Transavia, comme d'autres compagnies, a déjà appliqué une hausse de tarifs d'environ 10 euros par aller-retour. Côté français, le gouvernement, par la voix de Maud Bregeon (Énergie) et Maud Bregeon (porte-parole du gouvernement), n'a pas constaté de difficulté immédiate, mais se dit prêt à libérer une partie des stocks stratégiques en cas de problème de volume. Source : Le Monde avec AFP, 26 avril 2026.
Transavia annule des vols en mai et juin à cause du prix du kérosène
L’histoire en une phrase : Transavia annule moins de 2 % de ses vols de mai-juin et augmente ses prix d’environ 10 euros par aller-retour, sous la pression du kérosène devenu cher avec la guerre en Iran.
Chiffres clés
- <2 % : part du programme de vols Transavia annulée sur mai-juin.
- ~10 € : hausse moyenne par aller-retour déjà appliquée.
- 50 % : part habituelle du kérosène européen importée du Golfe.
- 20 % : part du brut mondial qui transite par le détroit d’Ormuz, aujourd’hui bloqué.
- 17 avril : appel de l’IATA à coordonner un possible rationnement de kérosène.
- Report sans frais, avoir ou remboursement intégral : options offertes aux clients concernés.
Pourquoi c’est important
Trois lectures. D’abord, Transavia, qui opère en moyen-courrier, est la plus exposée à un choc kérosène — son carburant pèse plus dans le coût d’un vol low-cost que dans un long-courrier d’Air France. Ensuite, l’annulation est marginale (2 %) mais préventive : la compagnie ajuste avant que la pénurie ne devienne contraignante, ce qui augure d’autres annulations sectorielles si Ormuz reste fermé. Enfin, la France garde une marge — ses stocks stratégiques peuvent être libérés en cas de problème de volume, mais pas pour amortir le prix.
Conclusion
Le secteur aérien européen entre dans la phase « ajuster pour ne pas perdre » : moins de capacité, prix plus hauts, tickets de remplacement dans les 24 heures. À surveiller : les chiffres trafic de mai-juin et l’éventuelle décision de Bruxelles sur un rationnement coordonné.
Source : Le Monde avec AFP, 26 avril 2026.