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Goldman Sachs et Morgan Stanley ont facturé des frais radicalement différents pour accéder au tour de table de 30 Mds dollars d'Anthropic

— Résumé

Les grandes banques américaines ont proposé à leurs clients fortunés des structures de frais radicalement différentes pour accéder à la levée de fonds d'Anthropic en février, un tour de 30 milliards de dollars valorisant le créateur de Claude à 350 milliards de dollars et incluant le fonds souverain de Singapour, Coatue et Nvidia. Morgan Stanley a facturé un frais de placement forfaitaire de 1 %. Goldman Sachs a appliqué une structure à plusieurs étages — une commission de gestion de 1,25 % plus 17,5 % de carried interest sur les profits au-delà de 8 % de rendement — inhabituelle pour un véhicule d'investissement sur une seule entreprise, où les banques facturent généralement un simple frais de placement et des frais de maintenance nominaux.

L'écart crée la possibilité que deux investisseurs dans exactement la même opération obtiennent des rendements nettement différents selon la banque utilisée. Goldman présente sa structure comme cohérente avec un rôle de co-investisseur fiduciaire aux côtés de clients ultra-fortunés (compte moyen d'environ 70 millions de dollars). Morgan Stanley affirme que son échelle lui permet un accès « sans frais de gestion ni de carry, similaire à ce que reçoivent les institutionnels », et n'agit pas en fiduciaire (proposant l'opération sans recommandation). Chez Morgan Stanley, les comptes wealth typiques sont de 20 millions de dollars et plus.

Contexte : les investisseurs particuliers et wealth jouent un rôle de plus en plus central à l'approche des méga-IPO d'Anthropic, OpenAI et SpaceX. OpenAI a levé 3 milliards de dollars auprès des particuliers dans le cadre de son tour record de 122 milliards de dollars le mois dernier. Wall Street utilise des véhicules dédiés pour entrer ces clients dans les opérations en amont — mais la façon dont elles tarifient l'accès varie désormais considérablement, et le manque de standardisation sera dans la ligne de mire des régulateurs. Source : Financial Times, 24 avril 2026, Harriet Clarfelt, Joshua Franklin, Eric Platt et George Hammond.

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