Les « Bifs » remplacent les « Piigs » comme souffre-douleur du marché obligataire européen
Résumé
Depuis le début de la guerre en Iran le 28 février, le Royaume-Uni, l'Italie et la France — les nouveaux « Bifs » — ont vu leurs coûts d'emprunt à 10 ans grimper de 0,45 à 0,5 point de pourcentage, davantage que tout autre grand pays européen. Les investisseurs sanctionnent ce trio parce qu'il cumule des ratios dette/PIB déjà tendus et une pression de dépenses à venir sur la défense et l'indépendance énergétique. Le Royaume-Uni a placé une syndication record de 15 milliards de livres à 4,91%, le taux le plus élevé sur une vente à 10 ans depuis 2008.
L'Avis de Delfineo
Le vrai signal n'est pas le mouvement absolu des taux — c'est que les Gilts britanniques et les BTP italiens affichent désormais leur plus forte corrélation depuis des décennies. Les investisseurs obligataires traitent ces deux pays comme un trade unique de vulnérabilité budgétaire, dans l'écho du groupe « Piigs » des années 2010. La France, autrefois clairement dans le « cœur », est tirée dans le même panier. Pour les valorisations actions européennes, cela signifie un taux d'actualisation plus élevé plus longtemps, indépendamment de ce que fera la BCE.